L'antipollution (suite)

Les solutions technologiques

L'injection deux temps

Pour les moteurs à deux temps, les technologies qu'il serait possible de mettre en œuvre sont le catalyseur d'oxydation et l'injection directe (avec ou sans catalyseur d'oxydation).

L'injection directe est considérée comme étant la technologie la plus avancée, car elle se distingue par des caractéristiques supérieures du point de vue de la réduction des émissions d'HC et de CO, de la consommation de carburant, de la durabilité des performances de faible émission et des dispositifs anti-manipulation.

La technologie de l'injection directe pour les moteurs à deux temps est potentiellement capable d'amener les émissions au même niveau que celles des moteurs à quatre temps et, par conséquent, de rendre inutile la distinction établie par la directive en vigueur entre les limitations applicables aux deux temps et aux quatre temps.

Le potentiel de réduction des émissions d'HC est estimé à - 70 % par rapport aux résultats obtenus avec les technologies actuelles.

Par contre, l'utilisation de cette technologie entraînerait inévitablement un léger accroissement des émissions de NOx, jusqu'à un niveau proche de celui des moteurs à quatre temps.

Divers constructeurs de moteurs à deux temps travaillent au développement de cette technologie et certains ont déjà lancé un modèle sur le marché.

Ainsi, la marque Peugeot Motocycles s'est penchée sur la mise au point de solutions techniques adaptées aux moteurs thermiques à deux temps.

Looxor est le premier véhicule à utiliser ce procédé, dès le début 2002, sur sa version 50 cm3.

Aujourd'hui c'est sur l'Elystar 50 cm3 et le Jet Force 50 cm3 que ce système est adapté.

Peugeot : JET FORCE 50 cm3 TDSI
(monocylindre deux temps à injection directe)
Peugeot : Looxor 50 cm3 TDSI
(monocylindre deux temps à injection directe)
Source Peugeot Source Peugeot

 

L'injection quatre temps

Pour les moteurs à quatre temps, les technologies qui peuvent être mises en œuvre pour limiter notablement les émissions sont :

l’injection d'air secondaire (IAS) ;

le catalyseur d'oxydation (CO) avec ou sans injection d'air secondaire ;

le catalyseur à trois voies en boucle fermée (CTV).

Les potentiels de réduction des émissions d'hydrocarbures sont estimés respectivement à -25 %, de -50 à -65 % et de -60 à -80 % pour chacune de ces trois options par rapport aux potentiels des technologies actuelles (évaluées sur le cycle d'essai actuel).

Seule la technologie du catalyseur à trois voies permet une réduction importante des émissions de NOx.

Les constructeurs se sont déjà adaptés pour la plupart en mettant sur le marché des modèles utilisant l'injection.

Par exemple :

Suzuki avec la GSX-R 750 ;

Kawasaki avec la ZX6R/RR ;

Yamaha avec la YZF R6 ;

Honda CBR 600 RR.

Suzuki GSX-R 750 Kawasaki ZX6R RR
Honda CBR 600 RR Yamaha YZF R6

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