L'injection deux temps

Historique

En 1974, Motobécane fit une tentative d'injection deux temps sur sa 500 trois cylindres, qui ne connut pas de suite commerciale.

En 1995, Honda engage l'EXP 2, un monocylindre deux temps, à refroidissement par eau et à alimentation par injection au Rallye Paris Dakar. Ce prototype permet de tester une nouvelle gestion de l'allumage appelé ARC (Activated Radical Combustion) associé à une injection. Mais depuis cette apparition, seul le FES 125 Pantheon en 1998 a repris cette technologie ARC mais avec un carburateur.

En 1997, BIMOTA commercialise une moto dotée d'un deux temps de 500 cm3, bicylindre en V refroidi par eau, extrêmement performant et répondant aux normes antipollution. Afin d'éviter toute déperdition de carburant, BIMOTA a eu l'idée de n'injecter l'essence qu'à partir du moment où la lumière d'échappement (la plus haute dans le cylindre) est totalement fermée, c'est-à-dire dans un laps de temps extrêmement court et alors que l'air a un taux de pression très important.

Depuis le début des années 1980, la société australienne ORBITAL a conçu un procédé d'injection directe. Ce procédé se retrouve actuellement sur des scooters 50 cm3 deux temps des marques APRILIA, PEUGEOT, PIAGGIO et GILERA.

Principe de fonctionnement

Comme pour l'injection BIMOTA, l'injection ORBITAL pulvérise le carburant à la remontée du piston. Ceci évite de devoir injecter sous une forte pression pendant la phase de transfert. En contrepartie, la faible pression d'essence pose des problèmes de pollution. Pour les résoudre, ORBITAL injecte dans le cylindre un mélange air/essence.

La pression d'essence est obtenue grâce à une pompe électrique comme sur les injections pour quatre temps. La pression d'air est obtenue grâce à une pompe à piston commandée par un excentrique taillé dans un des volants d'inertie du vilebrequin. La pression entre l'essence et l'air injecté est régulée comme sur les injections quatre temps. La pression d'essence est supérieure à la pression d'air (environ 2,5 bars).

Source Peugeot Motocycles

 

L'injection d'essence se fait en amont de l'injecteur d'air. Un délai est appliqué entre la commande de l'injecteur d'essence et l'injecteur d'air.

Cette méthode d'injection permet de diffuser dans le cylindre des gouttelettes de huit microns de diamètre.

Ce type d'injection permet de gérer plus facilement le rapport essence/air. La valeur passe de 1/50 au ralenti à 1/20 en pleine charge.

La pollution, grâce à ce système d'injection, est d'environ 50 % moindre par rapport à un deux temps de même cylindrée.

La gestion de la quantité d'essence injectée est du même type que pour les injections à quatre temps avec l'utilisation d'un capteur vilebrequin, d'un potentiomètre papillon et d'un capteur de température d'eau et d'air.

Pour information, le graissage séparé se fait grâce à une pompe, l'huile étant injectée directement dans le conduit d'admission juste après la boîte à clapets.

 

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