Historique du redressage
Au commencement était la masse
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Fig.
1. Marbre multimarque |
Les chaînes et les trous dans les IPN de charpente fleurissaient dans les ateliers de carrosserie afin de tirer sur les longerons, les anneaux étaient scellés dans le sol pour redresser les châssis, les bricolages de toutes sortes étaient d'une grande utilité chez les tôliers formeurs se mettant progressivement à la réparation des carrosseries.
Les moyens de contrôle étaient ceux du formage : gabarits, compas, niveaux, fils à plomb, mètres à ruban, piges.
Puis un jour de l'année 1952, afin de répondre au besoin d'un professionnel de l'automobile, Germain Celette, un ingénieux mécanicien de Vienne (Isère) invente un cadre métallique sur lequel on peut directement boulonner la Renault 4 CV, première monocoque d'après guerre, par les parties recevant la mécanique. Bientôt, sur cette même base métallique, on va pouvoir fixer des « montages » qui recevront les positionnements des parties mécaniques des autres automobiles monocoques de l'époque.
Au début des années 60, beaucoup de carrossiers possèdent déjà un marbre qui leur permet de garantir la qualité des réparations. (Fig. 1, 2).
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Fig. 2. Exemple de montage pour le positionnement du train arrière |
La dépose
de toute la mécanique étant obligatoire, le véhicule
accidenté est « désossé » à proximité
du marbre et positionné sur celui-ci grâce à un pont roulant
équipé de deux palans. Ce dispositif permet à un ouvrier
seul de faire l'installation. Pour tirer sur les longerons, il utilise une
chèvre fixée à l'extrémité du marbre, des
chaînes, un vérin tireur ou double effet. (Fig. 3).
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Fig.
3
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Le système est tellement robuste et efficace que de nombreux constructeurs homologuent ce dispositif pour leur réseau de concessions. Les compagnies d'assurance agréent elles aussi les carrossiers.
Il existe un montage spécifique à chaque type de carrosserie.
Les marbres s'équipent de roues et peuvent aller chercher le véhicule préparé sur un élévateur. Le choix du poste de travail n'est plus un problème. Le marbre est équipé de pinces d'ancrage pour brider la voiture qui ne pèse plus sur les montages, et d'un système de traction multi-angulaire qui permet de tirer dans toutes les directions.
Évolution du contrôle positif
La première génération de produit s'est traduite par des ferrures standard lourdes, difficiles à manipuler et à transporter. (Fig.2)
En dissociant la ferrure, le carrossier gardant la traverse de base, le travail est facilité (Fig.4) : c'est un montage compact. (Fig.5)
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Fig. 4. Éléments dissociés |
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Fig. 5. Montage compact |
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Schématisé encore, on n'utilise plus aujourd'hui que la partie en contact avec le véhicule : c'est le système MZ® à têtes spécifiques (Fig.6). Ce procédé est utilisé aujourd'hui par tous ceux qui pratiquent le contrôle positif.
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Fig. 6. Tête spécifique |
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En résumé :
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Dhier
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à
aujourdhui.
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Le contrôle tridimensionnel à piges mécaniques
En 1978, arrive sur le marché un matériel de mesure universel.
Blackhawk® innove avec le P188, système de mesure avec lequel on relève les coordonnées longitudinales, transversales et verticales des points caractéristiques du soubassement par rapport à un modèle défini par le constructeur.
Indépendant du redressage, il permet de mesurer tout véhicule en diagnostic ou pendant la réparation.
Si les premiers
modèles sont livrés avec six chariots, la « marque à
l'indien » (Blackhawk) le propose rapidement à huit.
Il est constitué d'un ensemble de glissières perpendiculaires
entre elles, coulissant sur un cadre délimitant un espace de mesure
(O) XY, la cote OZ étant généralement obtenue par un
empilage de piges calibrées.
L'appareil peut s'utiliser au sol ou sur un marbre et il vient se plaquer au soubassement du véhicule grâce à des coussins gonflables.
Les innovations portent surtout sur la matière des piges.
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P 188 Blackhawk |
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Dans les
années qui suivent, les autres fabricants de matériels adoptent
eux aussi la mesure.
Fenwick dans un premier temps inonde les pays du Nord et d'Europe de l'Est
avec son système traditionnel : CAR-O-LINER MK II. Si le principe de
base reste le même, il évolue de manière ergonomique.
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CAR-O-LINER MKII |
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En 1980, Celette lance la Mesure 2000 qui deviendra vite le Métro 2000. L'appareil s'utilise sur une surface rigoureusement plane et c'est le véhicule qui descend jusqu'à lui (le CAR-O-LINER également).
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Métro 2000 de Celette |
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On trouve aussi un compromis à plusieurs systèmes, en associant à une base au sol une mesure rigide, par des tours millimétrées quasiment indéformables : c'est le Calibro de Power Track.
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Système à tours millimétrées |
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Le contrôle tridimensionnel à faisceaux optiques
La fin des années 70 voit apparaître un système de mesure
basé sur le principe d'un faisceau lumineux appelé couramment
laser.
Les éléments de base du système sont deux poutres de mesure équipées de mètres ruban, d'un émetteur laser et de deux boîtiers de réflexion.
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Système complet |
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Les éléments de lecture sont des réglettes transparentes, préréglées en cote à l'aide d'un curseur, s'agrippant sous le véhicule.
Les cibles, au centre des curseurs, déterminent un plan fictif matérialisé par le rayon laser.
La première génération était équipée de boîtiers de déflexion à réglages manuels. Il fallait d'abord les mettre de niveau à l'aide de boutons noirs, avant de régler l'inclinaison du rayon avec des molettes rouges. Cette opération était à faire trois fois sur la règle longitudinale, après l'avoir réglée parallèlement avec l'axe du véhicule, et deux fois avec la règle frontale après avoir tourné d'un quart de tour les réglettes pendulaires.
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Boîtier 1re génération |
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Puis sont apparus les systèmes de deuxième génération équipés de boîtiers électroniques, le rayon se stabilisant de lui-même.
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Boîtier électronique |
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Le « séparateur de rayon », outre sa fonction de renvoi d'angle, permet de contrôler par comparaison la position de divers éléments (charnières, autres points particuliers, etc.).
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Séparateur de rayon et émetteur laser |
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Un autre accessoire, le comparateur d'angles, permet de mesurer également par comparaison la géométrie des quatre roues lorsque les poutres de mesure sont opérationnelles.
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Comparateur d'angles |
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La mesure tridimensionnelle informatisée
Au début
des années 90, on commence à utiliser la mesure assistée
par ordinateur pour contrôler les soubassements.
Dataliner met sur le marché son « nouveau contrôle »
connecté à un ordinateur portatif, ayant en mémoire 4
fiches techniques. Il développera plus tard, toujours sur le principe
de la poutre longitudinale, le Galaxy puis le Galaxy 2000 avec cibles à
codes-barres.
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Le « nouveau contrôle » de Dataliner |
Galaxy 2000 |
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En 1993, Blackhawk présente le « Shark » qui révolu tionne la technologie de la mesure en utilisant l'informatique. Si le principe basé sur les ultrasons reste le même, la saisie et la transformation des données gagne en convivialité grâce aux progrès de l'informatique. La présentation du matériel évolue elle aussi avec la mode et devient très fonctionnelle pour le carrossier.
On fixe aux points caractéristiques du soubassement des sondes équipées de deux émetteurs d'ultrasons. Des micros, judicieusement placés sur une poutre elle-même positionnée sous le véhicule, captent les ultrasons et déterminent par trigonométrie la position d'accrochage des sondes.
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Shark de Blackhawk |
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La marque américaine Chief lance le Génésis à
poutre transversale dont les deux lasers tournant à grande vitesse
lisent les codes-barres des cibles positionnées sous le véhicule.
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Génésis de Chief |
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Comme le Shark, c'est un câble électrique qui relie la poutre à l'ordinateur.
CAR-O-LINER ne faillit pas à la règle et conçoit le CAR-O-TRONIC, outil à mesurer coulissant grâce à deux rails placés sur le marbre.
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CAR-O-TRONIC |
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Celette propose alors son Naja, outil à mesurer également mais sur un seul rail et dont le trièdre de référence est en dehors du véhicule. Le système peut être utilisé sur le marbre ou bien sous un pont élévateur.
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Naja de Celette |
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Ces deux derniers appareils transmettent les données à l'ordinateur par fréquence radio.