Historique
Introduction
Depuis le début des années quatre-vingt, de nombreux systèmes électroniques ont fait leur apparition dans le domaine de l'automobile, selon trois grandes étapes successives :
l'époque où chaque système était totalement indépendant des autres ;
la seconde période, pendant laquelle quelques systèmes commençaient à communiquer entre eux ;
enfin, la dernière époque où tout le monde doit communiquer avec tout le monde, et ce en temps réel.
Début 1981, quelques grandes sociétés automobiles s'intéressèrent à des systèmes de communication fonctionnant en temps réel entre différents microcontrôleurs, concernant notamment le contrôle moteur, la transmission automatique et l'anti-patinage.
En 1983, le leader allemand d'équipements automobile Robert Bosch Gmbh pris la décision de développer un protocole de communication orienté vers des systèmes distribués fonctionnant en temps réel et satisfaisant à toutes ses propres exigences.
En 1985, le géant américain Intel, puis Philips et Siemens se lancent dans la fabrication de circuits intégrés. Depuis, d'autres fabricants leur ont emboîté le pas (Motorola, National Semiconductors, Texas Instruments, MHS, etc.)
Au printemps 1986, la première communication concernant le bus CAN fût réalisée.
Enfin, au milieu de l'année 1987, la réalité prit la forme des premiers siliciums fonctionnels ; puis, en 1991, une première voiture (allemande) haut de gamme équipée de cinq Electronic Central Units (ECU) et d'un bus CAN fonctionnant à 500 kb/s sortit des chaînes de production.
Ce fut alors l'arrivée de nombreux bus de même type, soit aux USA, soit au japon, soit en France (bus VAN - supporté par un GIE composé principalement de PSA et Renault).
À partir de 1994, le constructeur Citroën commercialise des véhicules multiplexés (XM) comportant 24 noeuds et mettant en oeuvre le protocole VAN.