Historique

Pour le rafraîchissement des boissons, les civilisations grecques et égyptiennes utilisaient l’effet d’évaporation de l’eau à travers les vases et les jarres poreux.
C’est au XIXème siècle que sont apparues les premières machines frigorifiques à compression de fluide.

1834
Jacob PERKINS, de Londres, construit la première machine de réfrigération à compression mécanique avec de l’éther comme réfrigérant ;
1859
le Français Ferdinand CARRE réalise la première installation industrielle (machine à absorption d’eau + NH3 ) ;
1930
grâce à l’étude théorique du chimiste belge Frédéric SWARTS, le grand essor de l’industrie du froid s’installe, avec la mise au point par une société américaine d’un nouveau fluide frigorigène
« Le DICHLORODIFLUOROMETHANE (R12) » ;
1950
Général Motors met en place des glaces teintées sur ses véhicules pour réduire la température intérieure engendrée par rayonnement.
En France, le chauffage de l’habitacle des véhicules se généralise ;
1955
les premiers systèmes de conditionnement d’air font leur apparition sur des véhicules américains type Chevrolet . L’ensemble du système était pré-assemblé par Frigidaire à l’usine de Dayton (Ohio) et mis en place sur environ 3500 véhicules durant la même année ;
1960
les concepteurs aboutissent à combiner le système de réfrigération à celui de chauffage ;
1970
les constructeurs européens adoptent la climatisation dans leurs véhicules ;
1980
apparition des premiers systèmes de climatisation automatisés sur les véhicules.

Au milieu des années 90, près de 90% des véhicules américains sont climatisés, contre seulement 20% en Europe.

1991 la SAAB 9000 turbo est le premier véhicule à recevoir du fluide frigorigène R 134 sans chlore dans son installation de climatisation ;
1995 certains pays, dont la France et l’Allemagne, interdisent les produits à base de chlore dans les systèmes de réfrigération ;

Actuellement, en 2002, plus de la moitié (@ 60%) des véhicules, toutes gammes confondues, sont équipés de série d’un système de climatisation ou d’air conditionné.
Cette croissance ne peut que s’accentuer dans les années futures, de part les qualités du bien-être apporté par le conditionnement de l’air de l’habitacle des véhicules automobiles.

 

 

Dans un appartement ou une maison d’habitation, pour notre confort, il nous faut :
- une certaine température ;
- un certain degré d’humidité.

Dans un véhicule automobile, nous disposons habituellement :
- du chauffage ;
- de l’aération.


Le but de l’air conditionné est de maintenir une température constante programmée, soit par un apport d’air froid ou d’air chaud, soit par un mixage de ces éléments. Simultanément le degré d’humidité sera abaissé.

La climatisation participe largement au confort, au comportement de conduite et à la sécurité des passagers par :
- une meilleure visibilité suite à l’assèchement de l’air réduisant les formations de buées ;
- une vigilance accrue du conducteur par une température contrôlée qui engendre une diminution de la fatigue ;
- une sensation de bien-être des occupants du véhicule occasionné par une ambiance d’air agréable.

La mesure climatique cumulative comprend : la température, l’humidité et le mouvement de l’air, ainsi que les radiations thermiques.

En conclusion, la zone de « bien-être » exige :
- une température comprise entre 21°C et 26°C ;
- une hygrométrie de l’air comprise entre 35 et 65% ;
- une vitesse de circulation de l’air comprise entre 0,07 et 0,25 m/s ;
- une pureté de l’air par un renouvellement de celui de l’habitacle avec de l’air extérieur filtré.

Une bonne connaissance théorique et pratique d’un système de climatisation est nécessaire pour pouvoir intervenir correctement, soit au cours de la première installation, soit à l’occasion de l’entretien périodique ou encore lors d’une intervention de maintenance suite à une anomalie constatée.

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